Récit de séjour – Chiappa 2026 – 1/4

LE RETOUR DES RECITS DE VOYAGE !

Eh oui comme chaque été, le récit de séjour… J’adore ce petit exercice, ça me donne l’impression d’être un aventurier. En un sens c’est un peu le cas ? Selon le point de vue.

Des articles pas forcément beaucoup lus, en tout cas ça clique bien moins que pour les shootings, mais qu’importe, et puis au fond, plutôt logique.

Cela fait partie du jeu, et du principe même de l’art, de faire les choses car on a envie de les faire, pour faire passer un message, une émotion, et la taille de l’audience devient alors très secondaire.

Tout du moins pour ce type de démarche, non basée sur l’argent.

NATIONALITES MULTIPLES

Ainsi donc, pour la première fois…

Le projet Symbiose en Corse ! Je n’y étais jamais allé avant cela, bien sûr on m’en a beaucoup parlé, plutôt en bien. Je sais d’emblée qu’à priori, je rencontrerai peu de « vrais » Corses, me doutant que les locaux purs et durs ne vont pas en nombre conséquent dans les domaines naturistes. Mais est-ce spécifique à la Corse ? Sans doute pas. Quel que soit le lieu, je dirais qu’un camping nat’ moins les touristes… c’est un camping nat’ qui ferme 🙂

Ici en l’occurrence, forte proportion d’italiens (proximité de la Sardaigne), ainsi que des allemands, espagnols, néerlandais bien entendu… et tout de même quelques français !

Quand quelqu’un s’approchait du stand je lui demandais souvent s’il parle français avant de converser. Très régulièrement ce n’est pas le cas, et on se débrouille alors en anglais. J’en viens à un petit jeu, tenter de repérer les étrangers rien qu’à leur aspect visuel… pas facile du tout.

Mais nous n’en sommes pas encore là.

TIMING ENCLENCHE ! SURTOUT NE PAS LOUPER LE BATEAU…

Plusieurs jours de suite auprès d’un vrai bel océan, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. J’ai hâte ! Enfin tout est prêt. J’emporte le minimum vital… mais tout de même un minimum. Peu de vêtements, normal, si ce n’est que j’ignore s’il y aura des moments de fraîcheur ou non. Mieux vaut prévenir que guérir, après comme toujours en ce genre de lieu, le vêtement, une fois lavé, sèche en quelques heures à peine.

Mine de rien, ça, et ça, et encore ça s’ajoute à l’ensemble.

Quelques vêtements, le lourd appareil photo, son chargeur, mon PC portable (outil ABSOLUMENT indispensable à mon quotidien, véritable extension de mes mains… un rien m’habille), la soixantaine de feutres (dont de nouvelles nombreuses couleurs), des feuilles (les motifs, les autorisations à signer, photos plastifiées de présentation…), la trousse de toilettes… Mon gros sac de rando se remplit, pas à ras-bord mais pas si loin, et ça fait vite bien lourd !

Mais allons-y vaillamment.

Tout d’abord, pédaler jusqu’au métro Bobigny. Attacher Anatole, mon vélo… Cette fois encore il restera près d’un mois à la même place. Cette fois encore je sais d’avance que je le retrouverai. Non pas que les voleurs soient partis loin de là eux aussi (si seulement ça pouvait être le cas ! Et qu’ils pouvaient y rester !) mais Anatole est une bicyclette cubée 2008, il est rouillée, meurtri, fatigué. Il fait peu envie, surtout face aux deux gros anti-vols, les meilleurs du marché, solidement accrochés. Je peux le quitter l’esprit tranquille…

Puis, métro & RER jusqu’à la gare SNCF, et train pour Marseille. J’ai prévu l’horaire pour pouvoir visiter un peu la ville avant de sauter dans le bateau de nuit.

Bien mal m’en a pris…

Près du port, je vis deux situations d’affilées, surréalistes : des sociétés de bagageries qui dysfonctionnent. Sur une application, la date de réservation est indiquée en l’an 2000 (si !) et je vois manuellement remonter mois par mois à la date du jour, pour qu’in fine ça ne valide même pas la location. Sur un autre système, ça me prend mes sous sans me donner de casier.

Je la fais court, mais les bugs de ce type se sont enchaînés au point de me décourager.

Je ne vais pas continuer à marcher autant avec un sac aussi lourd. Tant pis ! La visite sera pour la prochaine fois.

Assez déçu, je finis par en rire, comme à chaque fois que je vis une situation de sketch à la mister Bean. Tant pis pour Marseille, ce n’était sans doute pas le jour pour se faire mitrailler.

Je me rends à l’enregistrement puis monte en avance sur le bateau. Oh bonheur, des douches !

J’en prends une avec délice (j’ai l’impression d’être le seul ?), je m’hydrate, ouf quelle libération, je me sens mieux.

On ne change pas un pays qui ne change pas, après un retard SNCF puis le bug des bagageries, c’est le bateau qui part en retard… Question de principe tout cela m’agace un peu, mais bon c’est l’été rien ne presse, soyons philosophe.

DEPART D’HEXAGONE

Je passe un loooong moment, plusieurs heures me semble-t-il, sur le pont extérieur, à observer Marseille s’éloigner peu à peu. Puis les îles. Vues de loin, et qui elles aussi s’éloignent, deviennent floues puis disparaissent. Puis, coucher de soleil et montée des étoiles.

Je me prends une petite pression, vais à l’intérieur et observe la mer, cette fois isolé du vent. Les heures passent, simplement et agréablement, les gens s’endorment. J’ai pris un billet sans cabine, avec des salles dotées de fauteuils inclinables. Certes confortables, mais in fine trop petits pour mon mètre quatre-vingts huit.

Alors je dors par terre… pensant qu’avec le gros « VRRRRRRRRR » constant du bateau je vais passer une nuit blanche ! Je ne sais pas comment font les autres. Curieux, tant qu’on n’a pas envie de dormir on ne s’en rend pas compte.

Tout compte fait l’humain s’adapte aux situations. Le sommeil finit par l’emporter. Réveil assez tôt, une forte musique retentit, le capitaine n’a pas envie qu’il y ait des retardataires à quitter les lieux. Nouvelle douche ! Grignoter, boire, regarder le bateau approcher. Nous y sommes : Porto Vecchio ! Les paysages côtiers donnent envie, cette région semble aussi belle que dans les histoires.

Jean-François, le directeur de la communication de la Chiappa, m’attend très aimablement avec sa voiture. Il faut dire que le domaine a beau être référencé comme étant à Porto Vecchio, il se trouve tout de même à… pas moins de 12 km du port ! Mieux vaut le savoir et l’anticiper, surtout dans une région où il n’y a presque pas de chauffeurs Uber.

A suivre…

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