Récit de séjour – Chiappa 2026 – 2/4

POSER LE PIED A LA CHIAPPA

Arrivée sur les lieux. Hourra ! Soleil, beau ciel, odeur marine !

On quitte la voiture pour un autre véhicule : la voiturette (ou golfette ?), LE grand classique de ces lieux.

Tour complet du domaine, beau, varié. Grand, pas de quoi se perdre non plus comme à Euronat avec ses centaines d’hectares (heureusement !). Mais assez vaste malgré tout. Je le devine, je vais m’égarer plusieurs fois.

Dors et déjà, je suis charmé par la diversité des arbres et de la végétation. Palmiers, plantes exotiques, arbres alambiqués dans tous les sens ! Vraiment une très belle nature, assortie de rochers. Les deux piscines sont belles, la plage et la mer plus encore.

Repas de midi, invité au bar-plage par Jean-François, on mange avec le boss, Jean-Luc, très sympa de faire connaissance avec eux. Nous sommes pile devant la mer ! Entre la poire et le fromage je vais piquer une première tête, vraiment trop tentant pour faire autrement. Puis, installation. On me prête une caravane dans l’espace camping, placée à moins de dix mètres du bloc sanitaire. Je pose bien vite mes affaires puis entreprends d’arpenter les lieux à l’aide d’une carte, d’une feuille et d’un stylo.

EXPLORATION DES LIEUX… EN DETAIL

Autant joindre l’utile à l’agréable. Ou l’agréable à l’agréable. Je fais un tour complet, à pied, par moi-même, afin de me repérer dans l’espace, élément indispensable pour moi qui n’ai guère le sens de l’orientation. Aussi et surtout pour repérer les spots intéressants pour les shootings, et les noter sur la carte !

Les deux plages, la crique, l’après-crique, l’espace camping, les rochers, l’espace bungalow, le restau le Cerbicale et ses incroyables plantes…

Pas loin d’une vingtaine de lieux ciblés pour les séances photos à venir. Je m’en réjouis ! Je commence à maîtriser le domaine (ou presque), c’est comme si l’espace se réduisait… et à la fois s’agrandissait, car désormais chaque zone devient potentiellement territoire exploitable, artistiquement parlant.

Le lendemain…

Installation du stand. La direction accepte de clouer un énorme cadre de bois à un arbre, sur un beau lieu de passage. Formidable ! Il est important d’être identifié au plus vite par le plus de monde possible, et dès le début. Je colle les photos, bricole la boîte de donation avec du carton récupéré, pose les feuilles explicatives. Quant à la table de massage pour installer les modèles, elle est déjà là. Tout est prêt ! Beaucoup de gens se rendant à la plage (ou bien à l’atelier céramique, au mini-club, à l’école de plongée…) passent par ici. Parfait ! Je vois pas mal de gens observer les photos, parfois s’arrêter.

SOLEIL, IMPRUDENCE & BRÛLURES

De mon côté, plus prosaïquement, je dois m’occuper d’un sérieux souci : pour la première fois depuis mon adolescence, je n’ai pas du tout eu le temps d’habituer ma peau au soleil en début d’été. Peau blanche + soleil très costaud + vadrouille nue = mauvaise alchimie !

En deux jours me voilà avec des brûlures, des coups de soleil bien marqués, comme je n’en avais plus eu depuis… très longtemps, vraiment.

Alors sur près d’une bonne semaine… Je me tartine de crème indice 50 / reste le plus souvent à l’ombre / me couvre ! Un comble.

(fun fact : l’indice 100 n’est en réalité qu’1 % plus efficace que l’indice 50)

Et en plein soleil, uniquement le matin et en fin de journée.

Pour faire contrepoids à ce fort inconfort, je me fais très souvent un dernier bain, dans l’océan, une fois la nuit tombée. J’adore ! La température de l’air comme de l’eau est si bonne, si chaude, qu’on peut se baigner à absolument n’importe quelle heure, et on entre dans l’eau sans le moindre souci, même pour un frileux comme moi.

ZOOM SUR LE DOMAINE DE LA CHIAPPA

(Prononcer : « Kiapa »).

Comme en beaucoup de lieux, on y compte un nombre impressionnants d’habitués, venant là depuis parfois plusieurs générations. Ce qui se compte donc en décennies ! De fait, de nombreuses petites communautés se croisent sans forcément se fréquenter, comme un peu partout. En fonction de la langue, et de l’âge. Les groupes d’ados et de jeunes parviennent plus facilement à passer outre, peut-être parce qu’ils se draguent, et parmi eux beaucoup d’anciens naturistes qui désormais viennent pour retrouver les amis, pour le lieu, mais plus pour le naturisme en lui-même.

Phénomène classique qui se retrouve, là encore, un peu partout.

Il est vrai qu’ici, le nombre de maillots de bain (une pièce, deux pièces), de shorts, de strings pour les jeunes filles, est particulièrement conséquent.

La Chiappa est très ouvert sur l’extérieur. Des gens, non naturistes, viennent de Porto Vecchio et d’un peu partout pour venir à l’atelier céramique, à l’école de plongée et aux cours de planche à voile, pour une location de bateau ou autre. Pourquoi pas ? Mais il est certain que ça n’incite pas au naturisme pur et dur.

Le plus drôle, à mes yeux, est de voir toutes ces jolies jeunes filles (et il y en a !) avec un maillot du bas ou sous-vêtement au maximum de leur dénudement, là où des personnes d’âge mur, voire âgées, pour beaucoup assez obèses, rester nues du soir au matin 🙂

OUVERTURE DU STAND, DEMARRAGE DES COUPS DE FEUTRES

Les premières journées de body-painting sont plutôt timides. Mon stand se tient officiellement de 16 à 18H, conditions vraiment pas éreintantes, mais comme toujours je suis prêt à dépasser et body-painter bien plus tôt ou bien plus tard selon les évènements. Je vois beaucoup, beaucoup de gens passer… fort aimables mais pas du tout intéressés 🙁

Très souvent je me surprends à me dire « tiens là, modèle super intéressant… allez quoi arrête-toi ! » et le mieux que j’obtiens est un petit regard sur les photos tout au plus.

Une journée survient même où je fais… ZERO body-painting !

Je commence à désespérer un peu et me dire qu’il vaudra mieux proposer à la direction de raccourcir le séjour.

Et puis… ça change. Ça évolue ! Oufff… Soulagement.

Ici davantage qu’ailleurs, plusieurs modèles body-paintés cherchent à garder leur dessin plusieurs jours. Pourquoi spécialement ici à la Chiappa ? Aucune idée. Toujours est-il que ça fait une bonne publicité. Somme toute, il y a beau y avoir du monde, les gens se croisent un peu tout le temps, un peu partout. Piscine, plage, chemins, restaus… Donc sur 48 H, un modèle qui bouge bien est vu par beaucoup de vacanciers.

Peut-être est-ce cela qui a quelque peu emballé la machine ?

A suivre…

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